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Leurs agneaux gambadent dans les herbus du Mont-Saint-Michel

Yannick Frain et son fils Alexandre, conduisent un troupeau de 1 200 brebis au Roz-sur-Couesnon.

Voir le reportage OUEST FRANCE :

http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/elevage/leurs-agneaux-gambadent-dans-les-herbus-4933119

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Toute l’année, leurs animaux paissent dans des prés régulièrement recouverts par la mer, les « herbus ». Cette pâture donne un goût unique à la viande. L’agneau de pré-salé du Mont-Saint-Michel constitue un mets de choix à Pâques.

Yannick Frain et son fils Alexandre, disposent de 300 ha d’herbus pour faire pâturer les brebis et leurs agneaux. Les deux bergers du Roz-sur-Couesnon conduisent des moutons « Suffolk », une race qui parcourt plus de dix kilomètres par jour.

Des herbus à perte de vue. Le Mont-Saint-Michel à l’horizon. Si près, si loin. « À douze kilomètres quand même », précise Yannick Frain. L’éleveur du Roz-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine), 52 ans, a conduit tôt ce matin, brebis et agneaux vers leur habituel « terrain de jeu ». Trois cents hectares d’herbes rases loués à l’État. Côté breton de la baie, cinq bergers se partagent un millier d’hectares de pré-salés. « Nos animaux pâturent dix à douze heures et le soir, on les rentre dans la bergerie, même si, durant les mois d’été, le troupeau vit jour et nuit sur les herbus… »

Depuis le 10 février, les moutons « Suffolk », « une race solide sur les aplombs », gambadent près de dix kilomètres par jour. Les agneaux, âgés d’au moins quarante-cinq jours, pâturent goulûment la flore halophile. Au menu : puccinélie maritime, salicorne, fétuque ou obione. Ces plantes résistent au passage des marées. L’eau de mer recouvre « l’herbu » au moins une journée par mois. Alimentation pâturée et exercice physique : c’est la recette gagnante. « Nos agneaux, moins gras, donnent une viande plus douce en bouche », avec un goût moins prononcé que l’agneau classique.

Une appellation d’origine contrôlée (AOC) « pré-salés du Mont-Saint-Michel », en 2009, puis une appellation d’origine protégée (AOP), son équivalent européen, en 2014, sont venus récompenser ce type d’élevage pratiqué aujourd’hui par onze bergers normands et bretons. La zone d’appellation s’étend du Vivier-sur-Mer (Ille-et-Vilaine) à Barneville-Carteret (Manche), autrement dit de la baie du Mont-Saint-Michel jusqu’aux havres du Cotentin. « Notre agneau est un des plus prestigieux de France », assure Yannick, président de l’AOP et à l’origine de cette reconnaissance de qualité.

Une partie de ses agneaux sera consommée à Pâques, une période au cours de laquelle les consommateurs vont manger cinq fois plus de viande d’agneau qu’à l’ordinaire.« Dans les deux semaines qui précèdent Pâques, nous vendons environ 100 agneaux sur les 900 que nous élevons tous les ans », précise Alexandre, le fils de Yannick. Mais cet agneau de Pâques, né en décembre, ne bénéficiera pas de l’appellation faute d’avoir pâturé 70 jours au minimum. Mais, avec des céréales « maison », du foin (pas d’ensilage) et des herbus, le goût reste inimitable, assure l’éleveur. « Nos premiers agneaux sont généralement labellisés AOP à partir de mi-mai. La saison bat son plein en juin, juillet et août, quand la végétation offre sa plus belle gamme nutritive et se poursuit avec le début de l’automne », explique Yannick.

Ce mets rare a séduit les plus grandes tables comme celle du triple étoilé, Alain Ducasse. Tous les agneaux du Roz-sur-Couesnon sont vendus, sans intermédiaire, aux meilleures boucheries et restaurants partout en France. Le goût fin et subtil justifie un prix multiplié par deux. « On n’en trouve pas beaucoup du « pré-salé ». Autrefois, dans les polders, on comptait une vingtaine de fermes et chacune élevait entre 50 et 100 brebis… Mais la production de légumes les a remplacées. »

Une histoire de famille

La famille Frain a maintenu son élevage contre vents et marées. Yannick l’avait reçu de son père, il y a vingt-huit ans. L’été dernier, Alexandre, son fils de 24 ans, s’est installé à ses côtés, comme berger. Après un BTS et une expérience de salarié dans la vente de fruits, Alexandre n’a pu résister à l’appel de la « Merveille ». « Il savait à peine marcher qu’il vivait déjà au contact des moutons », se souvient Yannick. Désormais, le père et le fils conduisent 1 200 brebis, le troupeau le plus important de la baie, pendant que Lydie, la maman, et Cécile, la fille, s’occupent des chambres d’hôtes et des gîtes. L’élevage compte un salarié. Indispensable pour cultiver les 85 ha de terres (blé, orge, luzerne, maïs) dont 20 ha de « repli », ces prairies qui ne sont pas recouvertes par la marée. « Ça nous permet de récolter 1 000 bottes de paille et 1 000 bottes de foin. »

Le boulot ne manque pas avec les 1 500 naissances regroupées de décembre à février. « En juillet, pendant la période de reproduction, on place une cinquantaine de béliers dans les herbus. La gestation des brebis va durer cinq mois. Nous gardons 20 % des femelles pour renouveler le troupeau. » Les autres animaux seront élevés et abattus à 35 kilos de poids vif. Mais à moins d’un an. Tous les agneaux ne grossiront pas au même rythme ce qui permet d’étaler les ventes jusqu’à Noël. Produit rare, l’agneau de pré-salé ne pourra pas être sur toutes les tables. Ni même l’agneau français. Selon la Confédération nationale de l’élevage, sur dix agneaux consommés en France, seuls quatre sont produits sur le territoire.


L'agneau de Pré-Salé, incontournable mets du week-end de Pâques

Acompte ou paiement à envoyer par chèque à :

Yannick FRAIN - SARL SAVEURS DES PRES SALES

Polder St Louis - 35610 ROZ SUR COUESNON

Immatriculation : 840 006 007 RCS saint malo

ATTENTION PÉRIODE DE L'AOP A PARTIR DU 3 MAI 2017 :